Ayurdoré — Un retour à ce dont le corps se souvient
Il arrive un moment dans la vie où le corps chuchote avant de commencer à crier.
Pour moi, ce moment est arrivé tôt. À 18 ans, en entrant en faculté de droit et dans un monde rapide et exigeant, ma peau a commencé à se dérégler. Une acné sévère est apparue, suivie de traitements agressifs et de solutions rapides qui promettaient de réparer… mais faisaient lentement l’inverse. Ma peau est devenue de plus en plus rouge, irritée et enflammée. L’acné ne s’est jamais vraiment arrêtée — elle revenait, cycle après cycle — et avec elle, ma confiance s’est érodée en silence.
Ce qui était censé me guérir m’a laissée encore plus déconnectée de mon corps.
Le maquillage est devenu mon refuge. Une façon de couvrir ce que je n’arrivais pas à apaiser, de cacher ce que je ne comprenais pas encore. J’ai appris à fonctionner, à avancer, à considérer l’inconfort comme normal — même lorsque, au fond de moi, quelque chose sonnait faux.
Je n’écoutais pas mon corps. J’essayais de le faire taire.
Ce qui a suivi n’a pas été une transformation du jour au lendemain, mais un retour lent et conscient. Un retour à la nature. À la simplicité. À une sagesse ancienne qui ne voit pas le corps comme quelque chose à combattre, mais comme quelque chose à soutenir.
J’ai commencé à retirer ce qui ne me servait plus — les produits chimiques, l’excès, les solutions artificielles — et à le remplacer par de la nourriture véritable. Des rituels. De l’intention. J’ai découvert des plantes respectées depuis des siècles : moringa, ashwagandha, gingembre, curcuma, aloe vera. Non pas comme des miracles, mais comme des alliées.
Avec le temps, quelque chose a changé.
Ma peau a commencé à s’apaiser.
Mon énergie est revenue peu à peu.
Mon esprit s’est éclairci.
Et pour la première fois depuis des années, je me suis sentie alignée — à l’intérieur comme à l’extérieur.
Ayurdoré est né de ce chemin.
C’est la conviction que lorsque l’on choisit la pureté plutôt que les raccourcis, l’intention plutôt que l’excès, et la nature plutôt que le bruit, le corps se souvient de la façon de se rééquilibrer. Le bien-être ne consiste pas à forcer le changement, mais à créer les bonnes conditions pour l’harmonie.



